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un ange passe

Aime et fais ce que tu voudras !
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May 09

un passage au hasard

Vidé de toute espece d'émotion , c'est à dire pas plus que la peur , n'eprouvant maintenant ni revolte
ni indignation , ni desespoir ,: parfaitement calme , s en remettant pour reflechir et decider à cette froide
partie de lui meme , capable de ruse et d attention , non pas futilement occupé du pourquoi , mais
du comment continuer à vivre
 
Claude Simon
l acacia
February 07

Le vent nous portera.

Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien

Le vent l'emportera

Ton message à la grande ourse
Et la trajectoire de la course
A l'instantané de velours
Même s'il ne sert à rien

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain

Le vent les portera

Génétique en bandoulière
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant lui

Le vent l'emportera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes
Ceux qui peuvent frapper à ta porte
Infinité de destin
On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient?

Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi

Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

January 31

Mais cette rencontre de deux libertés ...

Sans doute est-il maintenant indispensable de rappeler l’importance essentielle attribuée à la reconnaissance et à la lutte pour la reconnaissance dans la pensée de Hegel, qui y voit la condition de l’advenue du sujet à lui même ("La conscience de soi ne trouve sa pleine satisfaction que dans une autre conscience de soi", selon la formulation de la Phénoménologie de l’esprit). Pas de position subjective possible sans reconnaissance de l’altérité, qui est toujours chance et menace : je ne suis moi que parce que je ne suis pas le reste du monde (négativité constitutive du sujet), mais il existe d’autres sujets qui se distinguent du reste du monde – notamment en ce qu’ils (me) parlent ; et je ne peux reconnaître ma liberté de me distinguer du monde que si je peux leur faire reconnaître ma singularité – c’est-à-dire ma négativité constitutive : je ne suis pas une chose, ni un simple animal – ce qui suppose que moi aussi je les reconnaisse comme distincts du reste du monde. Mais cette rencontre de deux libertés est aussi menace de l’empiètement de l’un sur l’autre menace du conflit des deux positions subjectives. Aussi existe-t-il le risque de se faire chose – ou esclave – de renoncer à sa position subjective pour se nier soi-même parce qu’on est nié par l’autre, ou pour ne pas être tué par l’autre. La reconnaissance mutuelle des sujets – possibilité d’une réciprocité, d’une place pour chacun – est victoire sur l’aliénation subjective suscitée par la menace implicite incluse dans l’existence de l’autre sujet. Sauf peut-être, si l’on a eu une mère "suffisamment bonne" – mais pas trop – qui ait pu vous faire expérimenter d’une évidence d’être reconnu, donc un droit à être reconnu, un droit à exister pour soi-même tandis qu’elle vous regarde, existe et rêve auprès de vous, à la fois pour vous et pour elle, et pour d’autres que vous deux. Car la réciprocité de la reconnaissance mutuelle sans face à face meurtrier implique la tiercéité ; mais ceci est une autre trajectoire encore

 Dominique Bourdin

 

January 15

je saurai ce que j aurai voulu

"Schopenhauer ne rejette pas la distinction entre volonté et intellect mais renverse la hierarchie couramment admise
l element premier , essentiel et determinant dans tout
acte volontaire n est pas l intellect mais la volonté
comprise comme impulsion , pulsion , instinct ou appetition
En toute decision quand bien meme nous croyons agir rationnellement c est toujours la volonté , à savoir
une impulsion aveugle qui nous pousse a agir  . d ou le fait
que seule l action nous permet de determiner ce que nous
voulons vraiment . La volonté se constate apres coup
une fois que j ai agi , ou dans le moment ou j agis ;
Elle ne s anticipe pas ou seulement sur le mode tout à fait
vague du futur anterieur , une fois l action accompli
je saurai ce que j aurai voulu . par suite l acteur est
aussi spectateur de sa propre volonté , il y a en toute
action quelque chose qui est susceptible de surprendre
mes calculs , ma decision "
 
Vincent Stanek , Vouloir-vivre et Volonté de Puissance
January 10

GERMINAL


Programme libéral de SARKOZY, les choses se précisent : aujourd'hui le contrat unique de travail…
 
 
 

Hier jeudi 25 janvier 2007, lors d’un débat sur France 2, François FILLON a annoncé la couleur avec la remise en cause des 35 heures, l’allongement de l’âge de départ en retraite et remise en cause des régimes spéciaux, la réduction du nombre de fonctionnaires. Le jour même Nicolas SARKOZY nous annonce son nouveau contrat de travail unique, qui s’inspire du CNE.

 
 
 

Il est clair que l’unique adversaire dans cette campagne présidentielle, c’est la droite libérale incarnée par SARKOZY.

 
 
 

Je vous livre l’analyse éclairée de Gérard FILOCHE, inspecteur du travail, membre du BN du PS sur le contrat de travail unique à la mode SARKOZY.


 
DH
 
 
 
 
 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d’une rencontre avec des patrons de PME, qu’il entendait s’inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s’il était élu le 6 mai à la présidence de la République.

 
 
 

"Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher", a déclaré le ministre de l’Intérieur et candidat de l’UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien.

 
 
 

Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d’essai de deux ans et rencontre un certain succès auprès des PME.


 

"Je garderai l’intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy.

 
 
 

Est-ce que ca va passer inaperçu comme une lettre à la Poste ?

 
 
 

Ce que vient d’annoncer Nicolas Sarkozy, devrait faire la « une » de tous les journaux, tellement, c’est une attaque inouïe, inédite contre le Code du travail.

 
 
 

C’est purement et simplement la mort du droit du licenciement : la facilité pour un employeur de rompre unilatéralement le contrat de travail SANS MOTIF  pas seulement pour les jeunes de moins de 26 ans comme le Cpe,  pas seulement pour les 5 millions des salariés des entreprises de moins de 20 salariés comme le Cne pas seulement pendant une période de deux ans comme le Cne et le Cpe, mais tout au long de la vie professionnelle, un employeur pourra vous licencier SANS MOTIF, en dépit de toutes les déclarations des droits de l’homme, en dépit de la Convention n°158 de l’Organisation internationale du travail.

 
 
 

Etre licenciable sans motif, c’est ne plus pouvoir défendre ses droits du travail en amont, c’est ne plus pouvoir se syndiquer ouvertement, c’est ne plus pouvoir revendiquer ses heures supplémentaires, c’est ne plus pouvoir « broncher » sous peine de perdre son emploi…

 
 
 

Etre licenciable sans motif, c’est ne pas pouvoir correctement se défendre aux prud’hommes contre un licenciement sans cause réelle et sérieuse, abusif, ou boursier.

 
 
 

Etre licenciable sans motif, c’est un retour en arrière de 12 ans, dans le droit, la dignité élémentaire des salariés, c’est le retour à Germinal, à Zola

 
 
 

Pas un salarié de ce pays n’a intérêt à ce qu’un tel candidat passe …

 
 
 

Des millions de salariés, de jeunes ont défilé de février à avril pour imposer à Sarkozy Chirac Villepin de retirer le Cpe : Sarkozy, ce n’est pas la « rupture », c’est la persistance, la France d’avant, c’est la volonté de casser la volonté populaire, de revenir en arrière, au 19° siécle.

 
 
January 09

La Naissance de la tragédie

Dionysos et Apollon : deux forces fondamentales
La thèse principale du livre est que l'art repose sur deux notions fondamentales que la Grèce de l'époque archaïque et de l'époque classique, c'est-à-dire la Grèce pré-socratique, a su mêler avec le plus de génie. Ces deux notions sont symbolisées par deux dieux grecs : Dionysos et Apollon.

Dionysos représente l'instinct primitif, l'ivresse dans laquelle s'expriment les forces naturelles, le lien charnel d'avec la terre, le sentiment de ne faire qu'un avec le monde et l'Un originel ; Apollon représente le rêve, l'interprétation, l'oracle, le dédoublement du monde, le don du sens, la canalisation et la mise en forme des forces naturelles. Fondant tout art sur ces deux formes primitives, Nietzsche explique que la tragédie, c'est-à-dire l'art dramatique, est apparue à partir des Dionysies, ces fêtes païennes en l'honneur du dieu où l'on célébrait la nature par la sacralisation du vin et de ses effets. Elles n'étaient à l'origine qu'une grande danse cabalistique que l'on peut retrouver chez les peuples qui usent encore du chamanisme. Puis, progressivement, les poètes transmettant l'œuvre d'Homère s'y sont introduits, et ainsi, des représentations de personnages apparurent, Dionysos le premier et le plus souvent, ensuite les personnages de L'Iliade et de L'Odyssée. Les autres formes d'art, d'après Nietzsche, n'ont pas cette ambivalence parfaite que possède l'art dramatique. La musique est davantage dionysiaque et n'est rien d'autre que l'expression la plus pleine du monde dans sa totalité, elle n'a aucun modèle. La sculpture, elle, est d'essence apollinienne puisqu'elle est mise en forme, travail et réflexion sur la matière

À ce point...

Le triomphe historique du nihilisme

Historiquement, la négation l’emporte dans la volonté de puissance ! Cette victoire des forces réactives et de la volonté de nier, Nietzsche l’appelle    "nihilisme ", ou triomphe des esclaves. Les faibles ne triomphent pas par addition de toutes leurs forces, mais par diminution de celle des forts. Les faibles triomphent en rendant toutes les forces réactives (c’est-à-dire par la dégénérescence). La sélection naturelle favorise les faibles et les réactifs, les « secondaires », et ce à plus forte raison dans l’histoire humaine. Les forces réactives, en l’emportant, ne cessent pas d’être réactives : le faible au pouvoir est toujours un faible. Quand le nihilisme triomphe, alors seulement la volonté de puissance signifie désirer dominer (accepter les valeurs établies et vouloir l’honneur, le pouvoir, etc.) : c’est la volonté de puissance de l’esclave.


Etapes du triomphe du nihilisme :

1) Ressentiment : « c’est ta faute ». La réaction n’est plus « agie » mais ressentie : le faible ne se bat plus, il se plaint. La vie est accusée, séparée de sa puissance. L’agneau dit : je pourrais faire tout ce que fait l’aigle, j’ai du mérite à m’en empêcher, qu’il fasse comme moi.

2) Mauvaise conscience : « c’est ma faute ». Les forces réactives reviennent à elles-mêmes, mais ainsi elles donnent l’exemple et deviennent contagieuses.

3) Idéal ascétique. La vie faible ou réactive veut finalement la négation de la vie : sa volonté de puissance est volonté de néant. On juge la vie d’après des valeurs dites supérieures qui s’opposent à elle, la condamnent, la nient. Ces étapes du nihilisme correspondent au judaïsme puis au christianisme, ce dernier étant préparé par la philosophie grecque (ie, la dégénérescence de la philosophie en Grèce).

4) Mort de Dieu. Les valeurs divines sont remplacées par des valeurs humaines, trop humaines (utilité, progrès, histoire). Mais rien n’est changé : c’est la même vie réactive, le même esclavage, le même poids qui s’exerce par les valeurs humaines.

5) Le dernier homme et l’homme qui veut périr. C’est l’aboutissement du nihilisme : les forces réactives prétendent se passer de volonté, et le dernier homme dit : « Tout est vain, plutôt s’éteindre passivement ! Plutôt un néant de volonté qu’une volonté de néant ! » Mais la volonté de néant se retourne contre les forces réactives et inspire à l’homme l’envie de se détruire activement : c’est l’homme qui veut périr. À ce point, tout est prêt pour une transmutation de toutes les valeurs.

December 24

24 decembre

Je ne pourrais croire qu'en un Dieu qui saurait danser.
 
Friedrich Nietzche
Le crepuscule des idoles .
December 21

un extrait au hasard .

Le 30 août. Insensé ! pourquoi chercher toi-même à t'aveugler ? Où tend cette passion furieuse, indomptable ? Je n'adresse plus qu'à elle mes voeux et mes prières ; mon imagination ne me présente plus d'autre image que la sienne ; je ne vois qu'elle dans l'univers, ou tout par rapport à elle. Je passe ainsi des heures délicieuses, jusqu'au moment fatal où je suis forcé de m'arracher d'auprès d'elle. Ah ! William, quels noirs orages s'élèvent trop souvent
 
Goethe
Les souffrances du jeune Werther
December 12

une idée

et si on ouvrait chaque jour , un livre au hasard pour le laisser parler ?
 
 
 
"vous le hanterez , comme les remords qu on eprouve de toute facons apres un crime  .
Un crime necessaire , indispensable , commis pour ainsi dire en etat de legitime defense ,
mais une sorte de crime malgré tout "
Regis Jauffret  ;  Asiles de Fou
 
c etait donc l horoscope du jour .
December 11

par delà le bien et le mal

Ce qui se fait par amour s’accomplit toujours par delà  le bien et le  mal

 

Nietzche

sans titre

"Etrange douleur , des que j essayais de me le figurer dans cette chambre ,  dont je savais que si ma pensée me détournait , c'est qu'il n y faisait rien
que mourir "
Maurice Blanchot
Le Dernier Homme .
December 04

sinon tout à fait debout

" Pourquoi donc ai je lu Nietchzche et Platon et Spinoza avec autant d appetit , de determination , je dirai de fureur , depuis mes 15 ans ?
par snobisme intellectuel ? pour epater les filles ? Certes . mais au dela de tout ca la philosophie , oui ou non , sert elle à quelque chose ?
Arrivé au point delicat ou j en suis je maintiens envers et contre tout que oui . Passionnément oui
la philosophie aide à vivre mieux et plus grandement et à mourir sinon tout à fait debout , joyeux et indifferent , tout au moins pas totalemet couché
et moins lâchement . oui la philosophie conduit à avoir moins peur de la nuit sans matin des choses inanimées .
ce silence infini dont on est issu et auquel ineluctablement on retourne "
 
Patrick Declerk
 
qui sait bien de quoi il parle ..et la je n ai pas forcemment les mots pour dire l admiration qu il m inspire . rien à lui souhaiter non plus
à lui qui n a rien à faire des illusions consolantes ...
 
 
 
November 29

Arlequin empereur dans la lune .

« Malheureux que je suis! le docteur veut marier Colombine à un fermier, et je vivrais sans Colombine! non, je veux mourir. Docteur ignorant! ingrate et inconstante Colombine! misérable fermier! déplorable Arlequin! oui, je veux mourir; je veux qu'on lise dans l'histoire ancienne et moderne : Arlequin est mort pour Colombine ..."

Oubli

Descartes  qui osa mettre en doute jusqu’à la réalité du monde oublie  au passage de douter de la société qui lui avait enseigné le latin pour lui permettre de déclarer cogito ergo sum...

November 26

Resumons nous .

Résumons nous : l'univers est né il y a 15 miliards d'années d'une fanstastique explosion, le big bang. Attention, il ne faut pas imaginer une explosion dans l'espace, mais une explosion de l'espace : en un sens, le big bang n'a pas eu lieu à un endroit précis, mais partout à la fois. Quand à la question du pourquoi du big bang, la théorie en vogue dit qu'il s'agirait d'une énorme "fluctuation quantique" : en effet  la physique quantique enseigne (principe d'incertitude de Heisenberg) que l'énergie d'une particule ou simplement d'une portion d'espace ne peut pas être mesurée avec une précision infinie en un temps fini : l'incertitude sur l'energie devient très grande si on essaye de la mesurer sur un temps très court. Pour un intervalle de temps zéro, l'intervalle d'énergie est... infini. D'où le big bang, dont l'énergie correspondrait à l'incertitude de mesure pendant le "temps de Planck", le plus petit intervalle de temps qui ait un sens physique.
November 08

Sympa

« Il n’y a de liberté que pour les âmes guerrières... L’ homme devenu libre foule aux pieds cette sorte de bien être méprisable dont rêvent épiciers, chrétiens, vaches, femmes, anglais et autres démocrates. »

Il n aurait fallu

 

Il n’aurait fallu
Qu’un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne

Qui donc a rendu
Leurs couleurs perdues
Aux jours aux semaines
Sa réalité
À l’immense été
Des choses humaines

Moi qui frémissais
Toujours je ne sais
De quelle colère
Deux bras ont suffi
Pour faire à ma vie
Un grand collier d’air

Rien qu’un mouvement
Ce geste en dormant
Léger qui me frôle
Un souffle posé
Moins Une rosée
Contre mon épaule

Un front qui s’appuie
À moi dans la nuit
Deux grands yeux ouverts
Et tout m’a semblé
Comme un champ de blé
Dans cet univers

Un tendre jardin
Dans l’herbe où soudain
La verveine pousse
Et mon coeur défunt
Renaît au parfum
Qui fait l’ombre douce

L. Aragon / Le Roman inachevé (1956)

November 07

Monade

MONADE

n.f.-

Philosophie, Psychologie :

1.-  Seulement au singulier. [Chez les Pythagoriciens] Unité première, principe des êtres matériels et immatériels.

« Le vrai principe [du cosmos], c'est l'Unité primordiale, source des nombres; c'est la divine Monade (...). Découvrir le rapport de toutes choses avec la Monade originaire, tel est précisément le but que se proposaient les pythagoriciens » (L. Jerphagnon, Hist. des Grandes Philos., Toulouse, Privat, 1980, p.19)

2.-  a) [Chez Leibniz] Substance inétendue, imperméable à toute action du dehors, mais subissant des changements internes obéissant aux principes d'appétition et de perception et qui constitue l'élément dernier, le plus simple, des êtres et des choses ( entéléchie).

« Leibniz est sublime, lorsque, dépouillant l'être de toute qualité, le réduisant au plus simple, au plus abstrait, au plus petit, à la dernière individualité solitaire, ou monade [it. ds le texte], il trouve non la quiddité vide des scolastiques, mais l'activité vivante et réelle, et reconstruit tout le monde avec des atomes de volonté. » Michelet, Journal, 1842, p.384.

3.-   En particulier :

a. − Conscience individuelle, individualité en tant qu'elle représente à la fois un point de vue unique, original sur le monde et une totalité close, impénétrable aux autres consciences individuelles ou individualités.

« Je déraisonne quand, dans la nuit du solipsisme, je monologue du monde comme de ma représentation et je glorifie ma monade en qui, selon qui et par qui tout existe » (M. Chastaing, L'Existence d'autrui, Paris, P.U.F., 1951, p.246):

b. − Être métaphysique ou spirituel, se suffisant à lui-même, dont les qualités rappellent celles d'un élément simple.

« Le Sidaner et Debussy (...) conçoivent (...) une tonalité comme (...) un petit monde complet, une monade suffisant à créer un chant que prolongent ses propres développements » (Mauclair, De Watteau à Whistler, 1905, p.246).

00:

November 04

L Antéchrist ...

   Nietzche a combattu le christianisme avec une extrême brutalité , si bien qu on la consideré comme une sorte d Antéchrist .
Il considere le christianisme comme une invention des faibles , une apologie de la lacheté , de la défaite , de la souffrance et de la mort .
alors qu a ses yeux au contraire il s agit d accroitre la volonté de puissance .Pour Nietzche l homme inspiré par la volonté de puissance
voit grandir sa liberté , son orgueil . Il en appelle à ce qui tend à la grandeur , à la noblesse , à ce qui dans l homme rejette les compromis commodes
de la vie mediocre et les petites satisfactions  . Nietzche detruit pour ainsi dire le christ crucifié , symbole pour lui de tout ce qu il deteste dans l être humain
la faiblesse , la soumission , l attitude .
"que ta volonté soit faite " comprise comme abdication de la volonté de l homme alors que celui ci , selon Nietzche doit imposer sa volonté au monde
a moins qu il ne prefere en accepter la nécessité stoiquement et dans la joie .
Mais d autre part on trouve chez Nietzche des passages pleins d admiration pour la personnalité du Christ , des passages où il célebre la pitié , la douceur
l humilité , l amour . la faiblesse n est pas toujours chez lui le contraire de la volonté de puissance .il semble même que dans des cas limites , la volonté
de puissance puisse coincider avec la plus extrême faiblesse , notemment lorsque celle ci n est pas un effet de la lacheté , mais une attitude voulue
deliberée .
Jeanne Hersch
l étonnement philosophique
Une histoire de la philosophie .
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Updated 1/31/2008
Updated 1/10/2008
Updated 1/14/2008
Updated 12/14/2007
Updated 9/4/2007
Updated 8/1/2007
Updated 8/1/2007
Updated 7/19/2007
Updated 7/19/2007
Updated 7/21/2007
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